UNE EXPOSITION DE LAURENT CHEMIN
L'IMAGE RE-MARQUÉE
Du jeudi 19 février au samedi 7 mars
Vernissage : jeudi 19 février
À 18h, entrée libre et gratuite
2 rue Sainte-Claire, Clermont-Ferrand
L'IMAGE RE-MARQUÉE
Jamais détachée d’une certaine historicité de sa technologie, la photographie apparaît toujours avec le compte-rendu de ses supports : des signes qui témoignent assez mal du réel. L’image est ainsi re-marquée ; sujets multiples, sujet alchimique ou numérique, sujet de la marque sur l’argentique du papier qui lui donne un sens pictural.
Complexe probable d’un statut devenu indéfini, la photographie maintenant pixels et fichiers numériques impose toujours la méditation du regard car c’est depuis sa fixité que ce dernier opère un rapport ontologique à l’art. Se construire sur ses terres intérieures : le photographe demeure ce petit anthropologue qui s’interroge sur le sens du vivant pour lui, la lumière de l’enfance comme celle de toutes choses pouvant devenir nouvelles.
Les signes identitaires
tags, graffitis et photos d'identités
sont l'objet de peu d'attention
et victimes d'un destin improbable.
La photo d'identité réclamée par l’institution
et le tag imposé dans l'espace publique
en sont des paradigmes …
Les unes vouées à l'oubli, les autres au karsher
comme si tout devait s'effacer de nos mémoires.
Et ce, d'une manière encore plus radicale
devant le paradoxe de se prévaloir
d'une fixité de l'enfance ou de l'adolescence.
Rendre visible ces fragments réunis
c'est établir que l'empreinte
de l'homme a toujours un sens
et que c'est la fonction primordiale
de la photographie
d'en être le privilégié témoin.
Mais le temps se joue de la substance du vivant
il demande à l'homme une impossible maîtrise
à la permanence de la beauté
comme l'état d'un bonheur éphémère.
Laurent Chemin, photographe
Laurent Chemin, né le 24 mai 1953, vit et travaille à Clermont-Ferrand.
Acteur culturel et travailleur social à Paris dans les années 80, Laurent Chemin compose sa photographie en tenant compte d’une émancipation créative qui associe technique du support et sens du sujet. Les enfants s’y expriment parmi des traces elles aussi prises comme des marques identitaires, l’image recomposant la fixité d’une histoire singulière contraire aux mouvements incessants des proliférations des visuels actuels. Un retour au « Pop art » qui raconte également que du quotidien l’art se découvre encore et se cache partout pour qui sait le débusquer.
Laurent Chemin dans ses « Ordures et traces urbaines » entend éterniser des photos d’identités et des « tags » les mettant en relation comme des objets du quotidien voués à la décharge ou à l’oubli. Ses derniers travaux se veulent des reflets plus sensibles à des thèmes spirituels : « la photographie a une part ontologique essentielle » puisque dit-il « Ne sommes-nous pas créés à l’image du divin ?